Vous en avez marre du goût de chlore dans votre verre d’eau ? 😷 Vous hésitez entre eau filtrée, microfiltrée ou purifiée pour votre domicile ? On vous aide à y voir clair dans ce guide complet pour boire une qualité d’eau optimale sans vous ruiner ni nuire à la planète ! 🌍
💡 Ce qu’il faut retenir :
- Eau filtrée : Améliore goût et odeur, élimine chlore et particules grossières (1-5 microns)
- Eau microfiltrée : Sécurité renforcée, stoppe bactéries et protozoaires (0,1-1 micron)
- Eau purifiée : Pureté maximale, élimine jusqu’à 99% des contaminants (0,0001 micron)
- Le choix dépend : Qualité eau locale, besoins santé, budget et usage quotidien
- Réglementation stricte : Normes ANSES, NSF et ISO garantissent efficacité et sécurité
Sommaire
L’eau du robinet : base de toute filtration
L’eau du robinet en France est l’un des aliments les plus contrôlés. Elle subit des analyses régulières pour respecter 50 critères sanitaires définis par la réglementation européenne. Les Agences Régionales de Santé surveillent sa qualité à tous les stades du circuit.
Avant d’arriver chez vous, l’eau brute subit plusieurs étapes : décantation, filtration, désinfection au chlore. Ces traitements éliminent les impuretés visibles et microscopiques. Le chlore empêche les contaminations bactériennes dans les canalisations.
- Présence de micro-organismes (bactéries, virus, protozoaires) pouvant causer des maladies gastro-intestinales
- Contaminants chimiques comme les pesticides, le plomb, les nitrates et métaux lourds (arsenic, cadmium, mercure)
- Résidus médicamenteux et perturbateurs endocriniens (BPA, phtalates) avec effets potentiels à long terme
- Sous-produits de la chloration (trihalométhanes, chloroforme) liés à un risque accru de cancer de la vessie
- Polluants persistants (PFAS, PCBs) s’accumulant dans l’organisme et les anciennes canalisations libérant du plomb ou du cuivre
Même si elle reste potable, l’eau du robinet peut contenir du chlore, du calcaire, des métaux lourds ou des résidus pharmaceutiques. Les anciennes canalisations PVC (140 000 km en France) sont un risque pour la qualité de l’eau.
⚠️ L’eau en France est régulièrement sujette à diverses contaminations, avec de plus en plus de PFAS, ces polluants éternels. En outre, l’Europe a récemment mis en demeure la France pour ses manquements en matière de conformité de l’eau… De quoi nous inquiéter !
💡 Boire l’eau du robinet coûte 0,004€ le litre à Paris, contre 0,20€ en bouteille. Écologiquement, elle évite 240 000 microplastiques par litre et 55% de déchets plastiques non recyclés.
Comprendre les niveaux de traitement
Les 3 degrés de purification expliqués
La différence entre eau filtrée, microfiltrée et purifiée repose sur la taille des pores des systèmes utilisés et leur capacité d’élimination des contaminants.
Le principe est simple : plus les pores sont fins, plus le système retient de contaminants, mais plus le processus devient complexe et coûteux.
| Caractéristique | Eau filtrée | Eau microfiltrée | Eau purifiée |
|---|---|---|---|
| Technologie principale | Charbon actif | Filtres à charbon + membrane (0,1 à 10 µm) | Osmose inverse (0,0001 µm) ou distillation |
| Taille de filtration | 1 à 5 microns | 0,1 à 1 micron | 0,0001 micron |
| Contaminants éliminés | Chlore, sédiments, COV, goût | Tous les contaminants de la filtration + bactéries, protozoaires, métaux lourds | Tous contaminants + virus, PFAS, médicaments, hormones, métaux lourds |
| Usage principal | Confort quotidien | Sécurité sanitaire | Pureté maximale |
| Conservation des minéraux | Partielle | Partielle | Élimination totale (reminéralisation nécessaire) |
| Impact environnemental | Élevé (déchets fréquents – filtres courts) | Moyen (moins de déchets que la filtration basique) | Variable (présence d’eau de rejet avec osmose inverse, distillation énergivore) |
| Coût initial | 20–120 € (carafes filtrantes) | 319–450 € (systèmes à gravité) | 200–800 € (systèmes sous évier ou distillateurs) |
| Durée de vie du filtre | 1 mois (carafes) | 6 mois à 10 ans selon le modèle | 6 à 12 mois (membrane osmose inverse ou système distillation) |
| Exemple de système | Brita, carafes classiques | Big Berkey, Pure-Filters | Systèmes à osmose inverse, distillateurs d’eau |
Pourquoi ces distinctions sont importantes
Contrairement aux idées reçues, ces termes ne sont pas interchangeables. Chaque niveau répond à des besoins spécifiques et utilise des technologies différentes.
Une eau filtrée améliore principalement le confort de consommation, tandis qu’une eau purifiée vise la sécurité sanitaire absolue. L’eau microfiltrée, elle, offre un compromis intéressant entre les deux.
⚠️ Dans le langage courant, on utilise souvent le terme « d’eau filtrée » pour évoquer aussi bien l’eau filtrée, micro-filtrée ou purifiée.
Eau filtrée : l’amélioration du quotidien
Définition et principe
L’eau filtrée subit un procédé mécanique éliminant impuretés. Les systèmes utilisent membrane ou charbon actif, capturant particules de 0,1 à 10 µm selon technologie. Cela améliore l’aspect et le goût de l’eau du robinet.
Le charbon actif adsorbe les polluants via des pores, améliorant ainsi goût et odeur. Il retient les molécules de 0,5 à 50 micromètres, éliminant le chlore, les pesticides ou encore les résidus médicamenteux. Son usage remonte à l’Égypte antique pour purifier liquides.
Contaminants éliminés efficacement
- Chlore libre : Élimination à 99% du goût et de l’odeur de chlore résiduel des traitements municipaux
- Sédiments grossiers : Particules de sable, rouille, calcaire visible supérieures à 1 micron
- Turbidité : Amélioration de la clarté et de l’aspect visuel de l’eau
- Composés organiques volatils : Réduction partielle des pesticides et résidus chimiques légers
Technologies utilisées couramment
- Charbon actif : La méthode de référence qui adsorbe chimiquement les molécules responsables du mauvais goût. Capacité d’absorption moyenne de 900 mg/g pour les charbons de qualité.
- Filtres sédimentaires : Barrières physiques qui retiennent les particules selon leur taille. Efficacité de 85-95% sur les particules de 1-5 microns selon la norme NSF/ANSI 42.
Limites à connaître
L’eau filtrée ne constitue pas un traitement de sécurité sanitaire. Elle n’élimine ni les virus (0,02-0,3 micron), ni la plupart des bactéries (0,5-5 microns), ni les métaux lourds dissous, ni les PFAS. Ces contaminants nécessitent une microfiltration (filtre à gravité) ou une purification (osmose inverse).
Pour les zones où l’eau du robinet est déjà potable mais calcaire ou chlorée, cette solution reste parfaitement adaptée et économique.
⚠️ L’ANSES souligne que les carafes filtrantes peuvent relarguer des contaminants comme les ions argent, sodium ou potassium si mal utilisées, mais restent sans danger si les recommandations sont suivies. Elle préserve minéraux comme calcium et magnésium, essentiels pour la santé.
L’eau microfiltrée : filtration avancée et précise
La microfiltration utilise des membranes avec des pores de 0,1 à 10 microns, bien plus fins que la filtration standard (1-2 µm). Contrairement aux carafes classiques, elle piège métaux lourds, bactéries et parasites. Un peu comme un tamis moléculaire conforme à la norme EN12021-2014.
Le processus agit par effet de tamis physique, retenant les particules trop grandes. Il élimine jusqu’à 99 % des polluants, y compris plomb, cuivre et fer. En pratique, c’est idéal pour filtrer sable, rouille ou particules invisibles à l’œil nu. Un vrai progrès par rapport aux systèmes basiques.
Les systèmes comme les filtres à gravité combinent microfiltration et charbon actif pour une action complète. Leur membrane retient virus et pesticides, tandis que le charbon active l’adsorption pour éliminer odeurs désagréables. Le goût de chlore disparaît grâce au charbon actif intégré aux filtres.
Les Berkey, filtres à gravité sans électricité, sont des références. Une paire de Black Berkey® filtre 22 700 litres avant remplacement. Utilisés par l’UNICEF, ils traitent 1,5 L par minute. Il existe à ce jour de nombreuses autres marques aussi performantes mais plus abordables, qui peuvent ainsi s’avérer être de bonnes alternatives.
Micro-organismes éliminés
- Bactéries pathogènes : E. coli, Salmonella, Legionella éliminées à 99,9% (log 3)
- Protozoaires parasites : Kystes de Cryptosporidium et Giardia stoppés à 99,99% (log 4)
- Particules organiques : Algues, levures, moisissures filtrées intégralement
- Microplastiques : Particules plastiques > 0,1 micron retenues efficacement
Avantages pour la santé
- Conservation minérale : Contrairement à l’osmose inverse, dont nous parlerons plus bas, la microfiltration préserve les minéraux essentiels (calcium, magnésium) nécessaires à l’équilibre hydrique.
- Neutralité gustative : L’eau conserve sa composition originelle sans ajout ni soustraction de substances, pour un goût authentique.
- Sécurité instantanée : Traitement en temps réel, sans stockage ni risque de recontamination, idéal pour les environnements sensibles (crèches, bureaux, restaurants).
Applications recommandées
Cette technologie se révèle particulièrement adaptée aux établissements recevant du public, zones avec réseaux anciens, ou régions où la qualité microbiologique de l’eau peut fluctuer.
L’eau purifiée : filtration ultime et complète
L’eau purifiée subit des processus techniques extrêmes comme l’osmose inverse (0,0001 µm) ou la distillation. Elle élimine 99% des contaminants, y compris virus, PFAS et médicaments. Résultat : une eau ultra-pure à 1,1 µS/cm de conductivité, idéale pour laboratoires ou industries sensibles.
L’osmose inverse force l’eau sous pression à travers une membrane sélective. Ce procédé élimine 96-99% des polluants, dont les nitrates et métaux lourds. Bien que 3 à 15 litres soient rejetés pour 1 litre purifié, c’est aujourd’hui la méthode la plus radicale pour une eau sans compromis.
Contaminants éliminés
- Élimination des bactéries, virus et parasites (E. coli, Salmonella)
- Suppression des PFAS (substances persistantes toxiques)
- Réduction des résidus médicamenteux (hormones, antidépresseurs)
- Élimination des perturbateurs endocriniens (BPA, phtalates)
- Filtration des métaux lourds (plomb, arsenic, mercure)
Limites à connaître
L’osmose inverse retire aussi les minéraux bénéfiques. Cependant, plusieurs systèmes ajoutent aujourd’hui des minéraux et micronutriments (jusqu’à 50 mg/l de calcium) pour une eau équilibrée. La reminéralisation reste optionnelle selon vos besoins santé ou gustatifs.
Un système d’osmose coûte entre 700€ et 1800€ en 2025, avec des membranes à remplacer tous les 5-6 ans. L’installation sous évier prend 2-4 heures. Pour un usage domestique, c’est un investissement durable avec une eau ultra-pure en permanence.
À ce stade, vous l’aurez compris : l’eau purifiée est une solution radicale. Pour les puristes zélés, les systèmes comme l’osmose inverse sont clairement le top du top. Mais attention, ce niveau de propreté a un prix à payer, en investissement et en eau rejetée. Priorité santé ou écologie ? À vous de choisir !
Aspects techniques et normes
Réglementation française et européenne
Selon l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) ; tous les dispositifs de traitement d’eau destinés à la consommation humaine doivent obtenir une Attestation de Conformité Sanitaire (ACS) avant commercialisation.
➡️ Cette certification garantit l’innocuité des matériaux au contact de l’eau et valide les performances annoncées selon des protocoles stricts.
Code de la Santé Publique : Articles R.1321-1 et suivants définissent les exigences de qualité pour l’eau distribuée et les obligations des fabricants de systèmes de traitement.
Normes internationales de référence
- NSF/ANSI 42 (Effets organoleptiques) : Standard pour filtres améliorant goût, odeur et aspect. Classe I exige 75% de réduction du chlore et 85% des particules 1-5 microns.
- NSF/ANSI 53 (Contaminants santé) : Standard plus strict pour élimination des substances dangereuses. Tests obligatoires sur plomb, cryptosporidium, COV spécifiques.
- NSF/ANSI 58 (Osmose inverse) : Standard dédié aux systèmes de purification par membrane. Taux de rejectionminimum de 95% sur sodium et 75% sur fluorures.
Tests de performance en laboratoire
Les protocoles standardisés imposent des conditions sévères : débit maximum, température variable, eau de challenge standardisée avec contaminants à concentrations fixes.
Efficacité log : Système de notation scientifique où log 2 = 99%, log 3 = 99,9%, log 4 = 99,99% d’élimination. Permet de comparer objectivement les performances.
Durée de vie certifiée : Tests d’endurance sur milliers de litres en conditions réelles pour valider la capacité nominaleannoncée par le fabricant.
Comment choisir selon vos besoins
Analyser la qualité de votre eau locale
La première étape indispensable, c’est de connaître la composition de votre eau du robinet via le rapport qualité annuel de votre commune ou une analyse personnalisée.
Indicateurs clés à examiner :
- Taux de chlore : Si > 0,3 mg/L, l’eau filtrée améliore nettement le confort
- Dureté : Eau > 25°F nécessite souvent un traitement anti-calcaire en plus
- Nitrates : Si > 25 mg/L, seule la purification est efficace
- Microbiologie : En cas de pollution ponctuelle, la microfiltration sécurise
Selon votre profil de consommateur
🏠 Famille urbaine (eau potable mais chlorée)
→ Eau filtrée : Carafe ou filtre robinet suffisent pour améliorer goût et odeur. Budget maîtrisé, simplicité d’usage.
👥 Collectivité, bureau, restaurant
→ Eau microfiltrée : Sécurité sanitaire pour de nombreux utilisateurs, image de qualité, réduction des bouteilles plastique.
🔬 Besoins spécifiques (immunodépression, nourrissons)
→ Eau purifiée : Garantie sanitaire maximale, contrôle total des apports minéraux, adaptation aux régimes thérapeutiques.
🌿 Zone rurale (puits, forage privé)
→ Microfiltration + analyse : Sécurisation microbiologique obligatoire, complément possible par purification selon pollution locale.

⚠️ L’eau potable en France est de plus en plus sujet à diverses contaminations, dont des contaminations aux PFAS. Nous recommandons donc de s’orienter un maximum vers des systèmes de purification pour garantir la consommation d’une eau saine.
Budget et coûts comparés
Investissement initial par technologie
💰 Comparatif des coûts d’installation selon le type de système
| Type de système | Prix d’achat | Installation | Total initial |
|---|---|---|---|
| Carafe filtrante | 25–60 € | 0 € | 25–60 € |
| Filtre robinet | 40–120 € | 0 € | 40–120 € |
| Microfiltration | 200–600 € | 50–150 € | 250–750 € |
| Osmose inverse | 300–1500 € | 100–300 € | 400–1800 € |
Coût d’usage annuel réel
Les consommables et la maintenance représentent souvent plus que l’achat initial sur 5 ans :
- Eau filtrée (carafe) : 150-200€/an en cartouches (changement mensuel), soit 0,41-0,55€/litre pour une famille de 4 personnes.
- Eau microfiltrée : 80-150€/an en filtres (changement semestriel), soit 0,22-0,41€/litre selon la consommation.
- Eau purifiée (osmose) : 200-400€/an (pré-filtres + membrane + minéralisation), soit 0,27-0,55€/litre après rejet.
Comparaison avec l’eau embouteillée
💧Eau en bouteille : 0,30-0,80€/litre selon la marque, soit 400-1100€/an pour 4 personnes, sans compter l’impact environnemental du plastique et transport.
💰Retour sur investissement : Tous les systèmes domestiques sont rentabilisés en 1-3 ans par rapport aux bouteilles, avec l’avantage écologique en plus.
Aides et incitations disponibles
Certaines collectivités proposent des subventions pour l’installation de systèmes de traitement, notamment en zone rurale ou pour remplacer des distributions défaillantes.
Un crédit d’impôt est également possible dans certains cas de travaux d’amélioration énergétique incluant le traitement d’eau (à vérifier selon législation en vigueur).
Pour aller plus loin
L’eau de source : la référence naturelle
L’eau de source provient directement des nappes souterraines, filtrée naturellement par les roches. Sans traitements chimiques, elle est prélevée à la source et conditionnée. Son équilibre minéral varie selon le sol traversé, offrant des ainsi saveurs uniques. Elle est potable par nature grâce à sa protection naturelle.
Parcourant des kilomètres sous terre, elle s’enrichit en minéraux tout en restant protégée des pollutions. Aucun produit chimique n’est censé être nécessaire pour la rendre potable. Sa qualité intrinsèque fait d’elle une référence pour les amateurs d’eau pure. Elle est conditionnée sans altérations.
Les saisons influencent sa teneur en minéraux. Une eau printanière sera différente d’une eau d’hiver. Cette variabilité reflète l’évolution des sols traversés. Un atout naturel pour les amateurs de saveurs changeantes, mais moins stable pour une consommation régulière.
Transportée dans des bouteilles plastiques, son écobilan est très moyen. 0,15€ le litre contre 0,004€ pour le robinet. 8,4 milliards de bouteilles vendues en France annuellement, avec seulement 26% recyclées. L’impact écologique pèse lourd dans la balance.
L’eau filtrée élimine chlore et impuretés pour un goût neutre. L’eau de source offre minéraux naturels mais avec empreinte carbone élevée. Pourquoi pas combiner les deux ? Une filtration douce préserve les minéraux tout en éliminant les goûts désagréables.
L’eau minérale naturelle : richesse et stabilité minérale
L’eau minérale naturelle provient de nappes souterraines, avec une composition stable et sans traitements chimiques. Elle contient des minéraux présents en quantités constantes, comme le calcium ou le magnésium. En France, 82 eaux minérales étaient reconnues en 2013. Son équilibre unique la distingue de l’eau de source ou du robinet.
Potable dès sa source, elle ne nécessite aucun désinfectant comme le chlore. Son passage sous terre la protège des pollutions. Les eaux minérales comme Hépar ou Contrex prévoient des bienfaits santé reconnus, contrairement aux eaux filtrées. Une eau stable, idéale pour les régimes spécifiques. Elle est pas belle cette simplicité ? 💧
Contrairement à l’eau de source, sa teneur en minéraux reste constante. Pas de variation saisonnière pour les eaux minérales, ce qui garantit un goût stable. Pour les amateurs d’habitudes, c’est un grand oui. En revanche, son calcaire naturel peut poser des problèmes d’entartrage. À voir si c’est un frein pour vous.
À 0,15€ le litre en bouteille contre 0,004€ pour le robinet, c’est un coût à long terme. L’empreinte écologique est lourde : 8,4 milliards de bouteilles plastique annuelles en France, dont 74% non recyclées. Pourquoi pas allier minéralisation naturelle et filtration douce ? Un compromis écologique et sain.
L’eau minérale offre une composition inaltérable, parfaite pour les besoins spécifiques. L’eau filtrée, elle, coûte moins cher et réduit les déchets. Entre stabilité minérale et adaptabilité de la filtration, le choix dépend de vos priorités. Pourquoi pas alterner selon les usages ? Elle est pas belle la flexibilité ? 🌟
Prêt à passer à l’eau filtrée mais pas sûr de votre choix ? 🚰 Retenez trois trucs : l’eau du robinet est déjà potable, la filtration améliore le goût et l’environnement, mais le bon système dépend de vos besoins (Berkey pour les puristes, carafe pour le budget). Testez votre qualité d’eau locale, comparez les coûts, et agissez maintenant : votre santé et la planète vous diront merci ! 🌱
⚠️ Qu’il s’agit d’eau de source ou d’eau minérale, de récents scandales ont mis en avant le fait que ces eaux censées êtres pures, ne le sont pas forcément ! Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, nous vous invitons à découvrir notre article Dangers Perrier : Contaminations et Traitements Illégaux.
FAQ
Quelle eau boire au quotidien ?
Au quotidien, l’eau du robinet est sans conteste une excellente option en France. Elle est l’un des aliments les plus contrôlés, respectant plus de 50 critères sanitaires. Cependant, de plus en plus d’études révèlent la présence de contaminants nocifs et PFAS, ce pourquoi il est important d’investir dans un système de filtration d’eau.
Quelles eaux minérales éviter ?
Méfiance, car certaines grandes marques d’eaux minérales et de source ont été épinglées pour des traitements de purification non conformes à la réglementation. En effet, ces eaux sont censées être naturellement pures et ne nécessitent aucun traitement. On parle notamment des marques de Nestlé Waters (Vittel, Contrex, Hepar, Perrier) et celles du groupe Alma (Cristaline, St-Yorre, Chateldon, Vichy Célestins). Ces entreprises auraient utilisé des procédés comme le charbon actif ou les UV pour masquer des contaminations (bactéries, traces de pesticides), ce qui est strictement interdit pour des eaux vendues comme « minérales naturelles » ou « de source ».
Quelle est la différence entre l’eau filtrée, microfiltrée et purifiée ?
C’est une excellente question pour y voir clair ! En fait, la différence réside dans la finesse de la filtration et les contaminants éliminés. L’eau filtrée utilise des systèmes basiques, souvent du charbon actif, pour améliorer le goût en retirant le chlore et les sédiments. C’est simple et efficace pour le quotidien, mais elle laisse passer les micropolluants comme les PFAS ou les métaux lourds. L’eau microfiltrée, elle, va plus loin avec des membranes très fines (0,1 à 10 microns). Elle est capable de piéger les métaux lourds, bactéries et parasites, tout en conservant les minéraux essentiels. Enfin, l’eau purifiée, via l’osmose inverse ou la distillation, est le nec plus ultra : elle élimine 99% des contaminants, y compris virus, PFAS et résidus médicamenteux, mais elle retire aussi tous les minéraux (mais de nombreux modèles permettent une reminéralisation intégrée).
L’eau filtrée est-elle vraiment efficace ?
L’eau filtrée est très efficace pour améliorer le goût et l’odeur de votre eau du robinet. Grâce au charbon actif, elle élimine le chlore et les sédiments visibles, rendant l’eau plus agréable à boire. C’est un premier pas simple et accessible pour une meilleure expérience gustative. Cependant, il faut être clair : la filtration basique ne suffit pas à éliminer tous les polluants, notamment les PFAS, les hormones ou la plupart des métaux lourds. L’ANSES a même rappelé l’importance d’un bon usage pour éviter le relargage de certains éléments. Donc, c’est parfait pour le confort, mais si vous cherchez une purification en profondeur, il faudra opter pour de la filtration par gravité ou de l’osmose inverse.
Pourquoi opter pour la microfiltration ?
Si vous cherchez une solution plus avancée que la simple filtration sans les contraintes de l’eau purifiée, la microfiltration est un excellent compromis ! Grâce à ses membranes ultra-fines (0,1 à 10 microns), elle est capable de piéger efficacement les métaux lourds, les bactéries et les parasites que les filtres basiques ne peuvent pas retenir. C’est un vrai progrès pour une eau plus saine ! Des systèmes comme filtres à gravité sont des références en la matière. Ils combinent microfiltration et charbon actif pour une action complète, éliminant jusqu’à 99% des polluants, y compris virus et pesticides, tout en préservant les minéraux essentiels de l’eau. En plus, beaucoup fonctionnent sans électricité, offrant une solution robuste et pratique pour une eau de qualité supérieure. Un grand oui !
L’eau purifiée par osmose inverse, à quel prix ?
L’eau purifiée, obtenue principalement par osmose inverse, représente la solution la plus radicale pour une eau d’une propreté inégalée. Ce procédé ultra-technique élimine jusqu’à 99% de tous les contaminants, des virus aux PFAS, en passant par les résidus médicamenteux et les métaux lourds. C’est l’eau des laboratoires, sans aucun compromis sur la pureté ! Cependant, cette perfection a un prix, et pas seulement financier (comptez 700-1800€ d’investissement). L’osmose inverse rejette une quantité significative d’eau (jusqu’à 15 litres pour 1 litre purifié), ce qui peut peser sur l’empreinte écologique. De plus, elle retire absolument tous les minéraux, nécessitant une reminéralisation si vous souhaitez une eau équilibrée pour votre corps. C’est une solution puissante, mais à considérer avec ses compromis !
L’eau de source ou l’eau minérale : un choix vraiment naturel ?
On associe souvent l’eau en bouteille à la naturalité, et c’est vrai qu’elles proviennent de nappes souterraines. L’eau de source est naturellement filtrée par les roches, sans traitements chimiques, et son équilibre minéral peut varier. L’eau minérale naturelle, quant à elle, a une composition minérale stable et reconnue, souvent avec des bienfaits santé spécifiques, et ne nécessite pas de désinfection. Le revers de la médaille, c’est leur empreinte écologique colossale ! À 0,15€ le litre, c’est un coût bien plus élevé que l’eau du robinet. Mais surtout, ce sont des milliards de bouteilles en plastique produites chaque année en France, dont une grande majorité n’est pas recyclée. Alors, si elles sont « naturelles » à la source, leur mode de consommation de masse est loin d’être écologique.
